En mesure de satisfaction, il y a souvent conflit entre l’intervalle de confiance (IC) et la volonté de sortir un plan d’actions ! Particulièrement lorsque l’on est à un niveau local (agence, point de vente), car la prise en compte de l’IC paralyse toute décision !
N’en déplaise aux statisticiens, l’expérience opérationnelle apprend à être pragmatique.
• Plus votre échantillon est gros, plus l’intervalle de confiance est petit !
• Une chose à retenir : Il faut multiplier l’échantillon par quatre pour réduire l’IC de moitié (voir cicontre),
• Votre budget sera toujours insuffisant pour obtenir la précision parfaite !
• Parfois les populations de départ de certains points de vente sont trop faibles pour se livrer au calcul de l’intervalle de confiance (calcul valable seulement sur des grands nombres).
La solution n’est pas statistique, elle est managériale, via l’établissement de scores de performances et dans l’établissement d’objectifs.
• Un objectif n’a pas d’intervalle de confiance : il est atteint ou pas !
• Un objectif dépend de la volonté de la Direction et de l’ambition de l’entreprise, il ne supporte pas d’intervalle
de confiance et l’immobilisme.
• Une bonne étude doit permettre à chaque responsable local de sortir un plan d’actions pour son équipe et 3 priorités dans lesquelles tout le monde va se mobiliser.
• Savoir que vous avez gagné le tiercé « dans le désordre » et pas « dans l’ordre » (grâce à un meilleur intervalle de confiance) ne représente pas un enjeu majeur dans la mobilisation.
• La mobilisation de tous ne supporte pas le débat stérile sur l’intervalle de confiance (ou d’intervalle de méfiance !).
Je préfère des troupes qui avancent dans le désordre que des troupes qui font du sur-place dans l’ordre ! (Napoléon)
