Au classement mondial des salariés les plus satisfaits par leur entreprise, la France se classe en huitième position, devant le Japon.
Un palmarès dominé par le Mexique, le Brésil et le Canada qui affichent tous les trois des scores proches des 70 % de salariés satisfaits. On notera que les États-Unis, classés en quatrième place, et le Royaume-Uni, cinquième, enregistrent d'une année sur l'autre les plus fortes progressions avec des bonds de 5 %.
La France conserve, elle, sa huitième position avec 55 % de salariés satisfaits, un score équivalent à celui de l'Italie. Mais l'Hexagone enregistre un recul de 1 % sur un an, signe que les entreprises françaises éprouvent encore des difficultés à remobiliser leurs effectifs.
Le zoom réalisé sur la France permet d'en apprendre un peu plus sur les différents critères qui composent la satisfaction ou l'insatisfaction des salariés. Premier constat : les Français sont globalement heureux dans leur mission, 77 % des salariés s'estimant satisfaits de la nature de leur travail, un score supérieur de 1 % à la moyenne internationale. En revanche, sur d'autres critères, la France enregistre de très nets décalages négatifs. Cest le cas de la rémunération et de la qualité du travail, deux domaines où les salariés français affichent des taux de satisfaction inférieurs à 40 % et des écarts de 8 % par rapport à la moyenne des autres pays. Sur ces deux points, ISR voit planer les conséquences indirectes des 35 heures.
Source : Le Journal du Management (23-02-2005).